Activités

Les habitants de Nyamukubi/Kalehe inquiets des combines de certains éléments de la Police basés au commissariat Mbinga Sud II / Bushushu et ceux des sous commissariats de Nyamukubi et de Kasirusiru dans le groupement de Mbinga-Sud, territoire de Kalehe, Province du Sud-Kivu


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Activité RFDP

Les éléments de la PNC du sous commissariat de Nyamukubi, en territoire de Kalehe, en complicité avec leur commandant Didier KAHULE, inquiètent la population par des arrestations arbitraires et illégales. Nous notons que le commandant territorial de Kalehe basé à Minova avait permuté certains des policiers du sous commissariat de Nyamukubi mais ces derniers ne veulent pas obéir à la décision de la hiérarchie. Sous la protection de leur Commandant, ils demeurent toujours à leurs postes au sous commissariat de Nyamukubi. Six cas dénoncés à Nyamukubi relèvent des abus dans le traitement des cas infractionnels par les officiers de police judiciaire du sous commissariat de Nyamukubi ainsi que ceux du sous commissariat de Kasirusiru. A titre illustratif, nous reprenons ci-dessous certaines victimes de ces exactions des policiers de Nyamukubi : Monsieur OBEDI RUKWIZA tenancier d’un service de charge de téléphone à Nyamukubi avait été arrêté et détenu au cachot du sous commissariat de Nyamukubi pour vol d’un téléphone en date du 28 décembre 2020. Monsieur Obedi et les habitants de Nyamukubi pensent que cette arrestation est illégale du fait que Monsieur HERI K. était venu solliciter un service de charge de son téléphone SMART 4, un service habituel que Obedi R. fournit dans le milieu. La personne plutôt présente lorsque Monsieur Heri a branché son téléphone était Monsieur Marc Nyamuroha. Monsieur Heri K. a déposé une plainte contre Obedi pour infraction de vol du téléphone et pourtant il a déclaré qu’il n’était pas présent lors du vol du téléphone. Sans aucune enquête, Monsieur Obedi arrêté au sous commissariat de Nyamukubi a été relâché après deux jours et après avoir signé un acte d’engagement à payer un montant de cent cinquante Dollars américains pour achat d’un téléphone SMART 4 neuf. Mademoiselle Passy NYANGOMA s’est vu être interpellée par le policier Didier KAHULE sous prétexte que le bracelet qu’elle portait lui appartenait. Ledit Policier aurait perdu son bracelet le 30/12/2020 et qui ressemblerait à celui de Mademoiselle Passy. Cette dernière a expliqué qu’elle avait reçu ce bracelet de son fiancé exerçant des activités à Luhihi dans le territoire de Kabare. Malgré toutes les explications fournies par la fille, le policier Didier Kahule s’est approprié ce bracelet, après qu’un agent de l’ANR du lieu demanda à la fille de lui remettre ce bracelet pour mettre fin à ces disputes, L’agent de l’ANR s’en empara et depuis lors lui également ne l’a jamais remis. Le mardi 19 janvier 2021 à 14 heures, un homme de plus de 40 ans, père de 10 enfants est décédé à l’hôpital CMPSME (Centre Médical Promotion Mère et Enfant). La dépouille mortelle fut transportée par botte vers Mabula au domicile du défunt. Le policier répondant au nom de Kalehe a arrêté la dépouille pendant une heure trente exigeant des frais dits communément frais d’assistance. La population n’a pas obtenu une quelconque explication pourquoi la famille devait débourser de l’argent pour un cadavre venu par botte. La population et les membres de la société civile de Nyamukubi ont alerté sur ce cas qu’ils trouvaient inadmissible. Mardi 19 janvier 2021 à 16 heures, deux policiers, Fidèle KASHABA et Jean Paul MASHUKANO ont rencontré un jeune ivre, ils l’ont torturé, administré des coups jusqu’à ce que le jeune homme a dû être interné à l’hôpital pour des soins appropriés. Interrogé par un agent du RFDP sur la situation de ce jeune garçon, le commandant Joachim du commissariat Mbinga Sud II/ Bushushu a reconnu avoir payé la facture du jeune homme torturé en précisant que ce jeune dans son état d’ivresse menaçait les dits policiers. Au-delà des cas ci-dessus cités, il s’observe que le monnayage des visites des détenus au cachot, l’exigence de payer les invitations, l’utilisation de l’arme à feu en pleine journée afin de semer la psychose au sein de la population sont aussi des comportements perpétrés par des éléments de la police du commissariat de Kasirusiru. Face à cette situation, le RFDP rappelle que de tels comportements, violent des textes légaux tant nationaux qu’internationaux La constitution de la RDC dispose en son article 16 : « Toute personne arrêtée doit être immédiatement informée des motifs de son arrestation et de toute accusation portée contre elle et ce dans la langue qu’elle comprend. Elle doit être immédiatement informée de ses droits. La personne gardée à vue doit être immédiatement en contact avec la famille ou avec son conseil. La garde à vue ne peut excéder quarante-huit heures. A l’expiration de ce délai la personne gardée à vue doit être relâchée ou mise à la disposition de l’autorité judiciaire compétente(…). » La loi organique portant organisation et fonctionnement de la Police Nationale Congolaise en article 2 souligne : « la Police Nationale Congolaise est un service public accessible, à l’écoute de la population et chargé de la sécurité et la tranquillité publiques, de la sécurité des personnes et de leurs biens, du maintien et du rétablissement de l’ordre public ». L’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme stipule : « Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Au vu de ce qui précède, le RFDP recommande : Au commandement territorial de la police de Kalehe basé à Minova -De sanctionner les auteurs des arrestations arbitraires et illégales conformément à la loi. -De procéder à la mutation de ces éléments de la PNC de Nyamukubi et les remplacer par d’autres plus professionnels. Aux autorités judiciaires -D’assurer une formation de base et de recyclage permanant des officiers de police judiciaire. -De supprimer ce système de monnayage de visite des cachots afin de permettre aux détenus d’être en communication avec leurs familles et leurs conseils. -D’instruire les OPJ à informer les détenus régulièrement de leur droits et devoirs. Aux organisations de la société civile - De sensibiliser la population sur les droits humains et les procédures judiciaires en droit congolais.
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Réseaux des femmes pour les droits et la Paix, ONG de droit Congolais créé le 04 Novembre 1999 par 17 femmes militant pour la promotion des droits de la femme
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