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N° 85 LA MESSAGERE Avril 2020 Feuillet occasionnel de dénonciation des violations des droits humains et des violences à l’égard des femmes


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Activité RFDP

Enlèvement et assassinat de Mademoiselle AKONKWA BITIBIZA et son fils Venant Kanyamukenge tous habitants au sous-village MUSINGA, village de MUNANIRA, Groupement de Mbinga Sud en territoire de Kalehe dans la Province de Sud-Kivu. En date du 19/03/2020, une fille mère enceinte répondant au nom de Akonkwa Bitibiza et portant son enfant du nom de Venant Kanyamukenge, âgé de 2 ans ont tous été enlevés et portés disparus. Dès lors des recherches ont commencé. Après huit jours de recherche madame Tumaini Nahumba, belle-soeur de Akonkwa Bitibiza, révèle à sa famille que Bitibiza lui aurait dit qu’elle partait rejoindre monsieur Habamungu Kanyamukenge dans la même soirée du 19/03/2020 sans préciser le lieu de la rencontre et la destination. Signalons que monsieur Habamungu Kanyamukenge, enseignant à l’EP Musinga, marié, résidant dans le sous village de Musinga, présumé auteur de cet enlèvement, est aussi le père de Venant Kayamukenge et serait l’auteur de la grossesse que portait Mme Akonkwa Bitibiza. Bien avant la disparition d’Akonkwa Bitibiza, sa famille avait rencontré, à deux reprises, monsieur Habamungu, afin de lui rappeler ses responsabilités quant à la prise en charge de l’enfant ainsi que de la grossesse dont il était reconnu auteur. En effet, monsieur Habamungu avait déjà signé un document de reconnaissance de Venant Kanyamukenge comme son fils. A travers ce document, il s’engageait à payer les frais de rachat de cet enfant ; engagement dont il ne s’est jamais acquitté. En outre, monsieur Habamungu Kanyamukenge avait promis de prendre Akonkwa en mariage et l’emmener chez lui à Minova. Suite à l’information reçue de Tumaini Nahumba, citée ci-dessus, les parents d’Akonkwa ne se sont pas sentis inquiets de sa disparition. Ils étaient sûrs qu’elle et son enfant, se seraient rendus à Minova avec Habamungu. Le 22/03/2020, les parents d’Akonkwa Bitibiza ont voulu se rassurer que leur fille et leur petit-fils sont bel et bien allés chez Habamungu Kanyamukenge. En voulant savoir de Habamungu si c’est lui qui a amené Akonkwa, celui –ci, au lieu de fournir les informations sollicitées, a fui vers un lieu inconnu ensemble avec sa famille restreinte, sa femme et ses enfants. Cette fuite de Kanyamukenge et le manque d’informations sur le sort de mademoiselle Akonkwa et son fils ont suscité la colère de la population de Musinga. Pour manifester sa colère, cette population a incendié l’habitation de Monsieur Habamungu, en date du 23 23/03/2020. Le 27 mars 2020, la famille Bitibiza, qui n’avait pas cessé de chercher leur fille et leur petit-fils, va retrouver leurs corps sans vie à Mabingu Mabula dans le village de Munanira. La tête de la feue Akonkwa a été retrouvée détachée du corps et sa langue retirée. La dépouille mortelle de l’enfant était jetée juste à côté de celle de sa mère. Le chef de village de Munanira et la famille d’Akonkwa ont informé la clinique juridique du RFDP à Kalehe de ces morts et de leurs soupçons envers Monsieur Habamungu Kanyamukenge comme auteur. Comme dit ci haut, leurs soupçons sont renforcés par la fuite de ce dernier Une plainte a été déposée par la famille d’Akonkwa au Parquet près le Tribunal de Paix de Kalehe contre Monsieur Habamungu qui est toujours en fuite. Le dossier est toujours pendant au dit parquet. La famille des disparus estime que même si le présumé auteur de la mort de leurs enfants est en fuite, une enquête pourrait être diligentée pour éclaircir la situation et établir les responsabilités. Au vu des les faits énoncés dans le récit ci-haut, le RFDP rappelle que cette situation viole certaines dispositions des textes juridiques nationaux et internationaux tels que La Déclaration Universelle des droits Humains à son article 3 dispose : « Toute personne a droit à la vie, à la liberté et à la sureté de sa personne. » La constitution du 18 février 2006 modifiée le 20 janvier 2011 à son article 16 dispose : « La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et la protéger. » Eu égard à ce qui précède, le RFDP recommande : Au commandant de la Police du commissariat du Groupement Mbinga Sud et au Chef de Parquet près le Tribunal de la Paix de Kalehe  De mener l’investigation afin de dénicher les auteurs de ces pertes en vies humaines et de les déférer devant la justice pour répondre de leurs actes ;  De Renforcer les éléments de l’ordre pour assurer la sécurité des populations en tout temps et en tout lieu ; Aux organisations de la société civile  De dénoncer toujours les malfaiteurs ;  De sensibiliser sur le respect des droits de l’Homme et surtout ceux de la femme ;  Sensibiliser les jeunes filles sur les avantages d’un mariage légal.  Former les jeunes filles sur le self défense. Dénoncer les cas des violations des droits humains et des violences faites à la femme, c’est contribuer à la lutte contre l’impunité03/2020 sans préciser le lieu de la rencontre et la destination. Signalons que monsieur Habamungu Kanyamukenge, enseignant à l’EP Musinga, marié, résidant dans le sous village de Musinga, présumé auteur de cet enlèvement, est aussi le père de Venant Kayamukenge et serait l’auteur de la grossesse que portait Mme Akonkwa Bitibiza. Bien avant la disparition d’Akonkwa Bitibiza, sa famille avait rencontré, à deux reprises, monsieur Habamungu, afin de lui rappeler ses responsabilités quant à la prise en charge de l’enfant ainsi que de la grossesse dont il était reconnu auteur. En effet, monsieur Habamungu avait déjà signé un document de reconnaissance de Venant Kanyamukenge comme son fils. A travers ce document, il s’engageait à payer les frais de rachat de cet enfant ; engagement dont il ne s’est jamais acquitté. En outre, monsieur Habamungu Kanyamukenge avait promis de prendre Akonkwa en mariage et l’emmener chez lui à Minova. Suite à l’information reçue de Tumaini Nahumba, citée ci-dessus, les parents d’Akonkwa ne se sont pas sentis inquiets de sa disparition. Ils étaient sûrs qu’elle et son enfant, se seraient rendus à Minova avec Habamungu. Le 22/03/2020, les parents d’Akonkwa Bitibiza ont voulu se rassurer que leur fille et leur petit-fils sont bel et bien allés chez Habamungu Kanyamukenge. En voulant savoir de Habamungu si c’est lui qui a amené Akonkwa, celui –ci, au lieu de fournir les informations sollicitées, a fui vers un lieu inconnu ensemble avec sa famille restreinte, sa femme et ses enfants. Cette fuite de Kanyamukenge et le manque d’informations sur le sort de mademoiselle Akonkwa et son fils ont suscité la colère de la population de Musinga. Pour manifester sa colère, cette population a incendié l’habitation de Monsieur Habamungu, en date du 23 23/03/2020. Le 27 mars 2020, la famille Bitibiza, qui n’avait pas cessé de chercher leur fille et leur petit-fils, va retrouver leurs corps sans vie à Mabingu Mabula dans le village de Munanira. La tête de la feue Akonkwa a été retrouvée détachée du corps et sa langue retirée. La dépouille mortelle de l’enfant était jetée juste à côté de celle de sa mère. Le chef de village de Munanira et la famille d’Akonkwa ont informé la clinique juridique du RFDP à Kalehe de ces morts et de leurs soupçons envers Monsieur Habamungu Kanyamukenge comme auteur. Comme dit ci haut, leurs soupçons sont renforcés par la fuite de ce dernier Une plainte a été déposée par la famille d’Akonkwa au Parquet près le Tribunal de Paix de Kalehe contre Monsieur Habamungu qui est toujours en fuite. Le dossier est toujours pendant au dit parquet. La famille des disparus estime que même si le présumé auteur de la mort de leurs enfants est en fuite, une enquête pourrait être diligentée pour éclaircir la situation et établir les responsabilités. Au vu des les faits énoncés dans le récit ci-haut, le RFDP rappelle que cette situation viole certaines dispositions des textes juridiques nationaux et internationaux tels que La Déclaration Universelle des droits Humains à son article 3 dispose : « Toute personne a droit à la vie, à la liberté et à la sureté de sa personne. » La constitution du 18 février 2006 modifiée le 20 janvier 2011 à son article 16 dispose : « La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et la protéger. » Eu égard à ce qui précède, le RFDP recommande : Au commandant de la Police du commissariat du Groupement Mbinga Sud et au Chef de Parquet près le Tribunal de la Paix de Kalehe  De mener l’investigation afin de dénicher les auteurs de ces pertes en vies humaines et de les déférer devant la justice pour répondre de leurs actes ;  De Renforcer les éléments de l’ordre pour assurer la sécurité des populations en tout temps et en tout lieu ; Aux organisations de la société civile  De dénoncer toujours les malfaiteurs ;  De sensibiliser sur le respect des droits de l’Homme et surtout ceux de la femme ;  Sensibiliser les jeunes filles sur les avantages d’un mariage légal.  Former les jeunes filles sur le self défense. Dénoncer les cas des violations des droits humains et des violences faites à la femme, c’est contribuer à la lutte contre l’impunité
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A Propos de Nous

Réseaux des femmes pour les droits et la Paix, ONG de droit Congolais créé le 04 Novembre 1999 par 17 femmes militant pour la promotion des droits de la femme
Régime juridique: ASBL de droit congolais enregistrée à la Division Provinciale de la Justice sous le Certificat de dépôt N° JUST.GS.112/S-KV/877/2000 et au Ministère de la Justice, sous le numéro F.92/ 7932.


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